Est-ce que grâce et faveur sont synonymes ?

«Grâce» et «faveur» sont deux mots différents en hébreu «chen» et «chesed», mais comme en français, ils partagent en partie le même champ sémantique, c’est pourquoi en français, ils sont traduits parfois par le même mot «grâce». Mais le fait qu’ils puissent être employés dans la même phrase soulignent quand même qu’on doit les distinguer.

Esther 2:17 Le roi aima Esther plus que toutes les autres femmes, et elle obtint grâce et faveur devant lui plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit la couronne royale sur sa tête, et la fit reine à la place de Vasthi.

La distinction entre les deux mots rejoint celle qu’on voit en français, la faveur est quelque chose qui est accordé à quelqu’un. Le roi fait une faveur à Esther en lui accordant quelque chose qu’elle n’a pas méritée, la couronne royale. On peut avancer sans se tromper aussi qu’il lui a fait cette faveur parce qu’il a trouvé qu’elle manifestait de la grâce dans son attitude.

La grâce du roi envers Esther lui a permis d’obtenir la gloire, elle peut être comprise comme une faveur imméritée, un geste de miséricorde et de bonté ; le mot hébreu «chesed» comporte toutes ces facettes. Si on parle de la grâce comme d’une qualité intrinsèque qui attire la faveur du roi envers elle, ce serait alors un autre mot hébreu qui serait employé : «chen». Car la grâce c’est aussi le charme qu’on trouve chez une femme, c’est alors le mot hébreu «chen» qui définit ce charme.

Probverbes 11:16 Une femme qui a de la grâce «chen» obtient la gloire, et ceux qui ont de la force obtiennent la richesse.

Proverbes 31:30 La grâce «chen» est trompeuse, et la beauté est vaine; la femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée.

Esther devait avoir une certaine grâce «chen», mais c’est parce qu’elle craignait Dieu qu’elle a obtenu la grâce «chesed» du roi et qu’elle a été louée par son peuple et on raconte encore son histoire aujourd’hui.

Dans le Nouveau Testament, la grâce, «charis» en grec, a le sens qui se rapproche de «chesed». Cependant ce mot hébreu «chesed» est mieux servi par les mots grecs traduisant bonté «agathosunè» et bienveillance «chrestotès» comme dans Galates 5:22 en parlant de l’amour qui est le fruit de l’Esprit et qui se décline de plusieurs manières dans cette liste énumérée par l’apôtre Paul.

Quand on parle de la grâce de Dieu, c’est la capacité que Dieu nous communique sans qu’on le mérite pour qu’on soit sauvé et qu’on accomplisse ce qu’il a prévu pour nous.

1 Corinthiens 15:10 C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Éphésiens 2:5 C’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés.

Tite 2:11 En effet, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. 12 Elle nous enseigne à renoncer à un mode de vie impie et aux convoitises de ce monde et à vivre dans le temps présent conformément à la sagesse, la justice et la piété 13 en attendant notre bienheureuse espérance, la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

Le mot «charis» en grec est habituellement traduit par «grâce» en français mais il peut aussi prendre le sens de «faveur» quand on demande quelque chose sans le mériter.

Actes 25:2 Les chefs des prêtres et les personnalités juives portèrent plainte contre Paul devant lui. Ils lui demandèrent avec insistance 3 la faveur «charis» de le faire venir à Jérusalem.

Que la grâce et la faveur divines soient sur votre vie !


novembre 10, 2020

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